L'eau, le premier ingrédient — et c'est une bonne nouvelle
Voir « eau » en tête de la liste d'ingrédients d'une pâtée surprend, et fait souvent crier au remplissage. C'est pourtant l'intérêt principal du produit chez le chat. Un chat nourri exclusivement à la croquette ingère environ trois fois moins d'eau au total qu'un chat nourri à l'humide, et il ne rattrape pas complètement la différence à la gamelle d'eau. C'est un point qui compte pour un animal dont l'appareil urinaire et les reins sont les points faibles reconnus de l'espèce.
Lire une étiquette de pâtée : les deux pièges
Premier piège, les pourcentages de viande. « Au poulet » peut légalement désigner une recette qui en contient 4 %. Cherchez la formulation précise — « 60 % de poulet » — et méfiez-vous des mentions « saveur » ou « goût », qui autorisent des taux très bas.
Second piège, la mention réglementaire. Un aliment complet peut constituer toute la ration ; un aliment complémentaire — beaucoup de recettes très carnées et de barquettes « pur muscle » le sont — n'est pas équilibré et ne doit être donné qu'en appoint. Notre base range les compléments à part : ils n'entrent pas dans ce classement.
Combien de boîtes par jour ?
Un chat adulte de 4 kg consomme grossièrement 200 à 250 g de pâtée par jour selon la densité calorique de la recette et son niveau d'activité — soit deux à trois barquettes de 85 g. Les recettes les plus carnées étant aussi les plus caloriques, la quantité varie beaucoup d'un produit à l'autre : la valeur imprimée sur la boîte reste la référence, et notre calculateur de ration donne un ordre de grandeur à partir du poids et du statut de l'animal.
Passer un chat de la croquette à la pâtée
C'est souvent plus difficile que l'inverse. Un chat habitué au sec depuis des années peut refuser l'humide plusieurs jours : la texture et l'odeur n'ont rien à voir. Procédez très progressivement, sur deux à trois semaines, en mêlant d'abord une cuillère de pâtée aux croquettes. Un point de vigilance sérieux : un chat qui cesse complètement de s'alimenter plus de 48 heures encourt un risque hépatique réel. Ne laissez jamais une transition tourner au bras de fer — en cas de refus prolongé, consultez.